Capital.JPGDans la série, "on l'engraisse, on l'engraisse" voici une nouvelle pièce au dossier !
Savez-vous ce qu'est le partenariat public-privé ?
Pour résumer il s'agit pour une collectivité locale de confier au privé la réalisation d'un équipement public : hôpital, gendarmerie, mairie, école, autoroute, LGV....
Evidemment, vu l'importance de l'équipement, ce n'est pas le maçon ou le charpentier du coin qui s'y colle mais plutôt Eiffage, Bouygues, Vinci...dont notre maçon-charpentier se retrouvera sous-traitant. La multinationale trouve les financements, construit, assure l'entretien...enfin, c'est du clef en main mais dont la maitrise échappe au public. Pire, en cas de non rentabilité présumée du projet la "grosse société" demande aux collectivités (avec l'argent de vos impôts) de participer à l'investissement et au déficit du fonctionnement !!!
Un contrat du genre pile je gagne face tu perds. C'est celui qui a prévalu pour l'A65 et qui se met en place pour la LGV. Ainsi, pour cette dernière, ce n'est pas moins de 57 collectivités locales qui vont devoir mettre la main à la poche ou plutôt dans votre poche ! Et tout ça avec notre argent ! Un vrai racket !
Je n'invente rien mais je fais référence à l'intéressant article de Sud-Ouest du lundi 8 novembre qui considère dès son titre que "Vinci concessionnaire avantagé, pèse de tout son poids" pour finir en conclusion par nous dire, je cite, "Vinci peut espérer une rémunération de ses capitaux investis de l'ordre de 15% sur la durée de la concession soit 50 ans..." Mieux que la caisse d'épargne!
Mais quand je m'élève contre ce système dans différentes réunions, il se trouve toujours une voix à ma gauche ou à ma droite me rétorquer avec un sourire compatissant "Il faut vivre avec son temps Monsieur Hilaire, on ne peut pas refuser le progrès".
Et vous, vous trouvez que c'est un progrès ?