Après avoir pris connaissance détaillée de ce projet déposé récemment par la Communauté de Communes auprès du Conseil Général , j’avais adressé au début de l’été une demande d’éclaircissement au Président. Ayant attentivement lu la réponse du président Mesnard qui apporte des éléments nouveaux (difficulté d’extension, problème de « requalification » des lieux etc…) et sans préjuger de l’avis technique des services du Conseil Général , je me permets de donner aujourd’hui publiquement mon avis personnel et de l’expliciter.
On pourrait ainsi le résumer : « La nécessité de la construction d’un Centre de Loisirs pour remplacer les locaux éparpillés utilisés par le CVLV est indiscutable et doit être soutenue… mais l’implantation proposée est déraisonnable. »
Ceci pour plusieurs raisons que je vais essayer d’exprimer clairement et objectivement :

  1. Le bâtiment envisagé,ancien foyer de la Résidence de Bertric, (voir plan joint) est situé sur un terrain très exigu (50m2 d’espaces extérieurs). Pire, le Plan Local d’Urbanisme ne permettra pas la création de surfaces couvertes ni d’extension dans l’avenir. Le maitre d’œuvre a d’ailleurs fait part de ses inquiétudes sur le sujet. Ceci alors que toutes les enquêtes démographiques convergent pour prédire un important accroissement du nombre d’enfants sur le canton, l’expérience du collège trop petit aujourd’hui est édifiante.
  2. L’implantation proposée, loin des services publics existants, à l’extérieur de la zone urbaine de Verdelais, à quelques mètres de la limite du canton, dans un lotissement à caractère social dont la « requalification » pose problème n’est pas porteur de sens (le bailleur social lui-même reconnaissant les difficultés actuelles et l ‘échec relatif du projet social).
  3. Il n’y a pas à ce jour d’accord entre le bailleur social et la Commune de Verdelais concernant un projet d’ensemble sur ce lieu, ni d’engagement ferme de la Municipalité dans le temps de réaliser les aménagements connexes (accès, voirie, petit chemin de liaison avec le bourg… etc…)
  4. L’implantation à la limite extrême du canton se fait à contre courant du cheminement des habitants, des flux domicile/travail et sans tenir compte des réalités démographiques (voir carte jointe des enfants concernés dans chaque commune).
  5. Le poids financier du projet augmente chaque jour avant même que les travaux ne commencent. Après l’achat du bâtiment, il est question maintenant de l’achat d’un terrain voisin, demain peut-être d’autres aménagements d’accès. Au total, ce sont plusieurs dizaines de milliers d’euros supplémentaires qu’il faudra prévoir avant de commencer les travaux alors qu’on parlait au départ d’une mise à disposition gratuite. Pour la même somme n’y a-t-il pas des terrains disponibles, y compris sur Verdelais, dans un environnement plus agréable, plus spacieux, tourné vers les gisements de population et les lieux de vie des habitants ? Ne serait-il d’ailleurs pas moins couteux au total de construire sur un « terrain vierge » plutôt que d’essayer d’aménager au prix fort l’existant ?

Voilà résumé, sans ambigüité, mon avis sur cette question révélée par l’étude de la demande de subventions et les différents comptes rendus de réunion que je viens d’obtenir. Chaque avancée dans le projet confirme que le choix de départ n’est plus adapté et la dernière ligne droite laisse apparaître un certain nombre de handicaps pour ne pas dire de « vices cachés » pour le moins inquiétants pour l’avenir.. Je crois qu’il est encore temps d’avoir une attitude responsable, de (se) poser les bonnes questions et de s’entourer d’avis les plus divers qu’il s’agisse d’élus du canton ou d’utilisateurs (actuels ou futurs). C’est l’information et la transparence que je souhaite pour notre Communauté de Communes et pour ses habitants afin que l’on puisse mieux « réfléchir et décider ensemble ».... Quoi de plus légitime quand on sait que les citoyens sont aussi les financeurs par l’impôt et que c’est à leur famille que ce service public s’adresse.