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L'espoir renaît...

Ci-dessous mon communiqué du 16 décembre que j'ai transmis à la presse et aux communes du canton de St Macaire :

L'espoir renaît...

Notre Communauté de Communes ne sera pas fusionnée autoritairement, alors "qu'on" nous racontait il y a quelques semaines qu'il était illégal de rester seul ! Le schéma prévu par le préfet nous laisse le choix de discuter avec qui on veut et à notre rythme, alors "qu'on" nous racontait que tout devait être ficelé et fusionné impérativement avant le 1er janvier 2012 !
La « voie/voix » du bon sens l'a emporté dans notre Communauté des Coteaux Macariens et dans la Commission Départementale de Coopération Intercommunale. La résistance paie... ! Ensemble, en restant unis, nous avons gagné le droit de décider de notre avenir comme nous le voulons, avec qui nous le voulons et quand nous le voulons.
Maintenant, à nous de construire de nouvelles coopérations avec le même esprit de responsabilité.

 

Fusion des communautés de communes...la marche en avant...

Voici un rapide résumé (qui n’engage que moi) d’une intéressante rencontre qui a eu lieu hier dans la salle des Carmes de Langon où Philippe Plisson (rapporteur de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale) invitait tous les élus (ou presque tous puisque je n’étais pas invité) à débattre de leurs souhaits concernant les futurs regroupements souhaités par le préfet dans le cadre de la fameuse réforme territoriale. Il était entouré de la Sous-Préfète et de la Secrétaire Générale de la Préfecture ainsi que de Gérard César et Danièle Secco.

D’entrée de jeu, les statistiques concernant les avis des Communes et Communautés de Communes étaient données pour le Sud-Gironde (arrondissement de Langon) : le préfet prévoit le passage de 15 à 6 communautés… réponse des élus : 14 avis défavorables sur 15 communautés concernées et 85% des communes opposées au projet. En fait? sur l’ensemble des propositions du Préfet, il semblerait que 15 avis favorables aient été reçus par la commission sur un total de 2 000 délibérations reçues (communautés de communes, syndicats, communes…) Edifiant !
On aurait pu penser que ce résultat aurait effectivement donné à réfléchir sur la validité de la proposition du Préfet et sur la nécessité d’un débat plus approfondi. Que nenni ! La marche en avant continue imperturbablement !

Les représentants de l’Etat donnaient le ton : « …il faut avoir décidé avant la fin de l’année, c’est le 31 décembre ou rien, on ne peut changer la loi… » ajoutant aussitôt « on est prêt à vous écouter mais le statu quo n’est pas acceptable ». Autrement dit si vous ne voulez pas fusionner, votre avis comptera pour du beurre. On a même entendu les représentants de l’Etat nous dire que si on ne se dépêchait pas « on serait soumis ensuite jusqu’en 2013 aux pouvoirs excédentaires du préfet ». Avec en prime, le bonus maison « on vous aidera à faire le calcul des conséquences fiscales si vous vous engagez à vous regrouper » alors que pour les élus c’était plutôt : « dites nous d’abord les conséquences pour savoir si on votera ensuite le regroupement.. »

La marche en avant continue donc comme si de rien n’était… ahurissant !

Excusez du peu mais cela me fait penser à la stratégie du choc de l’école de Chicago !

Le rapporteur Plisson étonna même ses propres troupes socialisantes en déclarant « il faut s’installer dans une logique de consensus qui seule peut nous donner des marges de manœuvres et d’évolution» puis « le temps nous est compté même si je le regrette, il faut un consensus… » pour enfin prendre toutes les espérances des électeurs potentiels de gauche à contre-pied en affirmant « je n’ai pas voté la loi mais elle s’appliquera… même si la gauche revient au pouvoir, soyons pragmatique, ce qui sera décidé le 31 décembre2011 sera appliqué et le schéma ne bougera pas pendant des années (sic)…. au mieux la nouvelle majorité pourra-t-elle remettre en cause la création du conseiller territorial»…la révolution est en marche !
C’est à se demander d’ailleurs à quoi serviront donc les prochaines élections ?
« Bien sûr, il faut éviter de faire ici de la politique » martèle en écho le sénateur César qui a voté le texte mais trouve imbuvable certaines propositions notamment concernant les Regroupements Pédagogiques Intercommunaux….alors que Philippe Plisson déclare haut et fort qu’il n’a pas voté le texte, mais, qu’on n’a pas d’autre choix que de l’appliquer. Difficile de s’y retrouver !

Mais les élus de « base » ne sont pas sur cette longueur d’onde ; ils ont affirmé haut et fort leur refus d’une marche forcée vers une intercommunalité imposée et ont réclamé du temps pour réfléchir ensemble affirmant très fort leur attachement unanime à leurs Communautés de Communes bâties patiemment mais également leur envie de débattre avec leurs voisins et de saisir la perche tendue pour débattre.

« Pourquoi détruire ce qui marche ? » Ont répété de nombreux présents

Singulièrement, les inquiétudes, les soucis de transparence et la contestation de la méthode sont venus d’élus de sensibilité de droite « on nous demande de voter, de donner notre avis, de nous prononcer, puis on veut nous amener sur le plan du Préfet »… « la représentante du Préfet nous dit la loi, rien que la loi, puis elle dit pas de statu quo… ça c’est pas écrit dans la loi »… on a même entendu : « on ne va pas se laisser impressionner par le lavage de cerveau préfectoral ou par une menace de privation de subvention» Ahurissant je vous dis….. !!!
Le maire de Bazas fort remonté a posé tout fort une question pertinente « S’est-on demandé, posé la question suivante : où est l’intérêt des populations ? » suivi de près par une émouvante intervention d’une élue déclarant « Voilà, je ne suis qu’une petite élue d’une petite commune de moins de 350 habitants… mais vous êtes vous posé la question suivante : que pensent les gens ? »
Pour ajouter : « On nous dit : l’obligation de fusionner ne s’adresse qu’aux Communautés de moins de 5 000 habitants mais ensuite on nous dit que c’est aussi obligatoire pour les autres, alors à quoi sert ce seuil de 5000 habitants? »

À noter la convergence de Baille, Conseiller Général et Président de la Communauté de Communes de Grignols : « On manque d’ambition, il faut élargir les périmètres proposés vers Langon » et de Plagnol Président de la CdC de Langon « c’est déjà ouvert mais je crois qu’il faut voir plus grand… ». Donc, nous voilà averti : une fusion Saint Macaire/Langon n’est que le prémisse à un élargissement souhaité vers Grignols/Captieux et pourquoi pas vers Podensac, peut-être même à l’Entre deux Mers.
Le mot de la fin est revenu au maire de Langon qui assena une « vérité » dont il a le secret : « On n’a pas besoin de fusionner pour s’entendre, votre CDCI me rappelle la règle d’or ».

Pour ma part, j’ai surtout retenu que dans cette course contre la montre, notre Communauté de Communes des Coteaux Macariens (comme toutes les autres) devra proposer avant le 26 septembre un amendement clair, net et précis au texte du Préfet, sinon la fusion s’applique.
Si cet amendement est voté unanimement, les représentants de la Commission présents hier se sont engagés à le soutenir; sinon, c’est le préfet qui reprend la main. Nous savons donc ce qu’il nous reste à faire si nous voulons nous donner le temps de réfléchir avec nos voisins. Notre avenir se joue dans les prochaines semaines, il est dans les mains de notre Communauté de Communes.