Nous avons hier soir voté le budget de la Communauté des Communes. Un budget moins serré que d'habitude grâce à l'adoption de la TPU (Taxe Professionnelle Unique) qui a donné de nouvelles ressources à la Communauté de Communes des Coteaux Macariens.
Ce budget largement positif et fruit de nombreuses concertations a été voté à l'unanimité mais un chapitre a fait l'objet d'une abstention des délégués de Saint Pierre d'Aurillac (et donc de la mienne).
Jean Corbanèse, le maire de Saint Pierre a regretté que les sommes consacrées à l'activité des Centres de Loisirs aient été "élaguées" et ne permettent pas à ce service public de répondre à la demande des parents.
Ses arguments valent la peine qu'on s'y arrête:

  • Pourquoi amputer ce budget de 6000 euros et d'environ 350 journées enfant alors que les associations gestionnaires avaient fait une demande déjà "resserrée" ; ceci alors que le budget prévoit une marge brute qui devrait dépasser les 300 000 euros? Sans compter que ces dépenses bénéficient comme l'a souligné Bruno Tauzin de co-financement d'autres institutions.
  • L'enfance n'est-elle pas le ciment qui a permis la naissance de notre communauté?
  • La garde d'enfant trop souvent présentée comme "coûtant trop cher" n'est-elle pas à l'inverse un élément décisif permettant de limiter les inégalités sociales et un moyen pour de nombreuses femmes d'accéder au travail. Difficile donc de ne considérer que l'argument "comptable" alors qu'il s'agit d'enfants.
  • Il a précisé que cette limitation du budget était d'autant plus malvenue que cette année comptait 7 jours supplémentaires d'ouverture du fait du calendrier scolaire et que le nombre d'enfants de la communauté était en hausse en témoigne la création de trois classes nouvelles à Saint Maixant, Saint Macaire, Verdelais.
  • Comment expliquer aux nouveaux habitants que l'on prévoit très peu d'accueil supplémentaire intercommunal alors que l'effort est fait dans les communes et.... qu'ils participent à l'augmentation des ressources par l'impôt....
  • La question est d'autant plus compliquée pour l'association AVL (gestionnaire du centre de Saint Pierre) qu'elle doit faire face à la titularisation de deux emplois précaires qui ne pourra se faire qu'en amputant une partie des subventions consacrées à l'accueil.

Ces arguments (que je partage entièrement) ont été écoutés attentivement ; il a été promis que le "compromis budgétaire" de cette année serait réexaminé l'an prochain. Le débat continue sereinement....tant mieux pour la démocratie, pour la communauté et pour les enfants.