Comme 50 % des Français l'ont fait ou comptent le faire, j'ai "donné des sous pour Haïti".
Bien sûr, comme beaucoup, je me suis posé la question de la destination de mon don, de la responsabilité des pays les plus riches, de l'impact culpabilisant et du rôle des médias. Mais, aucune de mes objections intellectuelles n'a tenu face à l'effroyable réalité de la souffrance d'une population meurtrie dans sa chair et dans son âme.
Passant outre les derniers doutes, un "conseil de famille" a donc décidé lors d'un apéro dominical, de donner une modeste somme et de l'envoyer au Secours Populaire présent à Haïti depuis 20 ans.
J'ai reçu avec beaucoup d'émotion hier un message du Secours Populaire m'informant de l'utilisation de mes fonds, en lien avec les haïtiens et dans le respect de leur culture traditionnelle.
Vraiment le dernier doute levé, je crois plus que jamais qu'on ne peut faire l'économie de la solidarité.