Donc, je suis revenu du voyage en Meurthe et Moselle initié par le comité de jumelage de Saint Pierre d’Aurillac.
Pour la première fois de ma vie, je suis rentré à Hussigny-Godbrange dans une mine de fer remise (presque) en « état de marche » par différentes associations de bénévoles. Un véritable musée vivant mis en sécurité avec des machines gigantesques et bruyantes qui percent, chargent, vident, rien que pour vous (et pour de vrai !) dans un épais brouillard de poussière.
D’un réalisme émouvant et pédagogique avec pour guide un ancien mineur
OLYMPUS DIGITAL CAMERA         un extraordinaire témoin pour une nouvelle génération qui a du mal à imaginer l’existence d’une vie à quelques mètres sous ses pieds et quelques années auparavant.
J’ai pensé à la nécessité des « passeurs de mémoire vivante » et je n’ai pu retenir un frisson à la pensée de nos coteaux qui risquent d’être prochainement tondus de leurs vignes échevelées déclarées non-rentables comme la minette lorraine a été hier décrétée non concurrentielle.
Pourra-t-on dans quelques années imaginer l’océan de vignes qui recouvrait nos paysages ?
« Ce n’est pas de la nostalgie, a dit notre guide, c’est du respect et ça peut être utile ! »
Je pense qu’il parlait d’avenir.